Evoquer son travail,
est une délicate entreprise.
Les mots emprisonnent,
alors que le travail poursuit
son chemin,
se déleste,
reprend du corps,
en recherche de substance.
Il est perpétuel évolution,
à l'instar de la lumière.
Au départ, une plume,
pesante de symbolique
Puis la plume prend corps.
Elle s'ancre profondemment
Avant de déployer ses ailes,
s'envoler,
ténèbres, nimbes,
mémoires poétiques,
divinations médiumniques.
Le travail reste indéfiniement
inachevé.
Il est chemin de traverse,
pas de côté,
pont vers l'autre.
L'autre, son regard,
en est l'horizon.
Parfois, poser des “in progress”
mais l'en cours, court toujours.
Ecouter la mélodie du silence.
Suer des transes,
laisser danser la plume.
Quotidien parsemé,
de croassements de corbeaux,
cantiques de rossignol.
Ce rossignol qui chante dans mon cœur,
Mon cœur, ce rossignol,
rêve de mes anges.